Les étudiants sont désormais formés au « savoir-être »

5012311_6_ac32_2016-10-11-4770e88-13963-u56rbo_d7d9d9c5460c3f52012d461f02f8fe38Les jeunes diplômés sont désormais également jugés sur leurs « compétences humaines ». Les grandes écoles se sont adaptées au marché du travail. L’université résiste encore.

 

Créatif, innovant, optimiste : les entreprises n’ont plus que ces adjectifs à la bouche. Récemment, un célèbre cabinet d’audit américain a annoncé son intention de recruter quatre profils types. Pour les définir, l’entreprise a utilisé ­quatre néologismes : « outoftheboxeur, synergisant, révolueur, éconoclaste ». Du marketing qui frôle la caricature, mais qui conforte l’importance qu’ont prise dans le monde du travail les soft skills, ces qualités humaines ou compétences émotionnelles.

La différence entre deux candidatures a priori égales se fait désormais sur le « savoir-être ». Plus le candidat est « adaptable », « optimiste », « créatif » ou « doté d’un esprit d’équipe », plus il séduira le recruteur.

Atelier de pleine conscience

Grandes écoles et universités ont dû s’adapter à cette évolution et veiller à ce que leurs étudiants ­arrivent outillés sur le marché de l’emploi. Mais peut-on enseigner les soft skills, parmi lesquelles ­figurent l’empathie, l’enthousiasme, la bienveillance, comme on enseigne la biologie, la littérature ou la finance ?

Pour lire la suite de l’article de Marine Miller paru dans LE MONDE ECONOMIE.