L’intelligence émotionnelle, alliée du DRH


thinkstockphotos-512897320DRH durant 35 ans au service de grands groupes comme Dassault Aviation, Didier Gailliegue enseigne aujourd’hui à l’ESSEC/Isfogep.

Son dernier ouvrage, « L’intelligence émotionnelle, une alliée pour votre vie personnelle et professionnelle »*, remet au goût du jour une notion développée par le psychologue américain Daniel Goleman dans les années 90, et insiste sur l’utilité de cette forme d’intelligence pour l’entreprise du futur.

Comment définir l’intelligence émotionnelle ? 

L’intelligence est la faculté de raisonner et de comprendre, les émotions étant une réaction à une stimulation externe. L’intelligence émotionnelle associe la faculté de raisonnement et l’émotion. Riche de six composantes – trois à connotation personnelle et trois à dimension relationnelle -, l’intelligence émotionnelle doit se travailler pour offrir une pleine efficacité. C’est ce que j’appelle le « syndrome du musicien » où il faut apprendre les gammes, les répéter, puis les répéter encore et enfin y ajouter une charge émotionnelle. C’est là que s’exprime l’intelligence émotionnelle. A noter qu’elle peut se développer à tout âge grâce à la plasticité neuronale. 

Comment se mesure-elle ?

Association de la faculté de raisonnement et de l’émotion, l’intelligence émotionnelle peut se mesurer au même titre que le « quotient intellectuel ». A ce propos, de grandes découvertes sont en cours, et l’on devrait aboutir bientôt à un « quotient émotionnel » plus fiable.

Peut-on reconnaitre une personne à forte intelligence émotionnelle ?

Oui, on peut la reconaitre à son comportement. Par exemple, quelle que soit la situation, les réponses de cette personne resteront pertinentes, départies de toute agressivité et elles se tiendront dans un climat d’harmonie.

Pourquoi cette forme d’intelligence gagne-t-elle du terrain dans l’entreprise?

Pour être compétitive, l’entreprise de demain va devoir  développer cette forme d’intelligence chez ses salariés qui, rappelons-le, seront des « intra-entrepreneurs ». Au regard d’un contexte de plus en plus incertain, qui provoque potentiellement un mal être gagnant toutes les catégories de salariés, et de la perte de vitesse des traditionnelles méthodes de management, les dirigeants devront développer cette intelligence… et la vivre ! A noter que l’intelligence émotionnelle a fait le succès de structures telles qu’Apple ou Dassault Aviation, où les managers s’appuient sur l’émotion collective pour rendre les salariés plus motivés, plus créatifs et, par là même, plus productifs. 

Pour lire la suite de l’article de Frédérique Guénot paru dans FocusRH